Chirurgien orthopédiste à Marseille, le Dr Alexandre Cerlier prend en charge l’instabilité et les luxations de l’épaule, de la rééducation à la stabilisation chirurgicale.
Qu’est-ce que l’instabilité de l’épaule ?
L’épaule est l’articulation la plus mobile mais aussi la plus instable du corps. Une luxation correspond à une perte de contact complète entre la tête humérale et la glène, le plus souvent vers l’avant. L’instabilité chronique se traduit par des épisodes répétés de subluxation ou de luxation, favorisés par une lésion du bourrelet glénoïdien (lésion de Bankart), une hyperlaxité constitutionnelle, ou une fracture osseuse associée.
Symptômes
- Sensation d’épaule qui « sort » ou qui lâche
- Appréhension lors de certains mouvements, notamment bras en armé
- Douleur aiguë lors de l’épisode de luxation
- Épisodes répétés, en particulier chez le sujet jeune et sportif
Diagnostic
L’interrogatoire précise le mécanisme et le nombre d’épisodes. L’examen clinique recherche un signe d’appréhension et évalue la laxité. Des radiographies éliminent une fracture associée ; un arthroscanner ou une IRM permettent d’analyser précisément le bourrelet glénoïdien, les ligaments et le capital osseux avant toute décision thérapeutique.
Traitement médical et rééducation
Après un premier épisode de luxation, et en dehors d’une indication chirurgicale d’emblée, la rééducation constitue la base du traitement, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge de l’instabilité gléno-humérale.
Le kinésithérapeute travaille le renforcement musculaire des stabilisateurs de l’épaule (coiffe des rotateurs, muscles scapulaires), la mobilisation contrôlée et progressive de l’articulation, ainsi que le travail proprioceptif et le contrôle neuromusculaire. Les positions à risque sont évitées dans un premier temps, avant une reprise progressive et sécurisée de l’activité sportive, guidée par des exercices de mobilisation active et de gainage scapulaire.
Quand envisager la chirurgie ?
Une stabilisation chirurgicale (arthroscopique de type Bankart, ou butée osseuse de type Latarjet) est discutée en cas d’instabilité récidivante, de perte osseuse glénoïdienne significative, ou chez le sportif exposé à un risque de récidive élevé. Elle est systématiquement suivie d’une rééducation progressive, avec mobilisation encadrée pour restaurer les amplitudes tout en respectant les délais de cicatrisation.
